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Droit de réponse de Monsieur Jacques BOUCARD (texte intégral)
Monsieur le Président,
J’ai lu avec intérêt le compte rendu de votre rencontre du 5 juin avec Madame le Maire. Au-delà des propos tenus qui sont souvent de nature très polémique comme si Madame le Maire était toujours en campagne électorale, je relève plusieurs inexactitudes qu’il me paraît nécessaire de corriger. Vous voudrez bien considérer ce courriel comme un droit de réponse et le publier sur votre site, au moins dans ses grandes lignes, sans dénaturer mes propos. Points 1 et 2 : Développement des friches et importance de l’agriculture CURIEUX - Madame le Maire fait état d’un projet initié par la CdC en 1997. Il semble pour le moins y avoir confusion. La Chambre d’Agriculture a réalisé, à la demande des élus de la CdC, une étude sur le devenir des friches de l’île de Ré. Au vu de ces éléments, en concertation avec les agriculteurs maritais, la coopérative et la Chambre d’Agriculture, nous avons étudié la possibilité de réaliser un bassin d’irrigation permettant de mettre en valeur 50 ha de friches (pouvant être portés à 100 ha). Ce projet, initié et porté par les élus de mon équipe, a été bouclé techniquement en 2006 et financièrement fin 2007. Je l’ai d’ailleurs fait inscrire au Contrat Régional de Développement Durable (CRRDD) signé fin 2007 avec la Région, pour une subvention acceptée d’un montant de 180 000 €. Ce projet a été violemment combattu pendant la campagne des municipales par l’équipe de Mme Vergnon qui n’y voyait pas d’intérêt. Je ne peux, non plus, être d’accord avec la position de Mme le Maire qui considère qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer pour le devenir de l’agriculture rétaise. La situation est, au contraire, particulièrement sérieuse et nécessite des mesures et des actions fortes et immédiates. Le SCOT, en cours d’élaboration depuis quelques mois est, à cet effet, un excellent outil de programmation pour l’avenir ... Mais la commune de Sainte-Marie n’a fait aucune proposition dans ce sens. Ce point nous a paru tellement important que nous avons créé au Conseil de Développement une commission de travail sur ce thème, confiée à Michel Pelletier dont personne n’ignore la compétence en ce domaine. Point 3 : LE GRAND PRÉ INTERROGATION – La réhabilitation du marais du Grand Pré fait partie du projet de remise en valeur du secteur Pointe de Défend – Pierrilleau – Grand Pré – Taffetas que nous avons élaboré avec Patrice Raffarin, Maire de Rivedoux. Un obstacle mais de taille, il y a plus de 80 propriétaires dans le marais du Grand Pré nécessitant très probablement une mesure d’expropriation pour effectuer tout aménagement. Quant à y réaliser un écomusée, le terrain est en zone naturelle remarquable (NDr) c’est-à-dire strictement inconstructible. Point 6 : L’antenne relais FAUX – Aucun contrat n’a été signé en février 2008 (ni même ces dernières années). Je vous suggère, lors d’une prochaine rencontre de demander à Mme le Maire de produire une copie du contrat que “j’aurais” signé en février 2008. Quant à dénoncer un tel contrat, je demande à voir! ... la couverture téléphonique du territoire ne dépend pas du Maire, mais de l’État. Quant à implanter l’antenne près du futur bassin d’irrigation, je reste très interrogatif, les terrains étant en site classé l’implantation y est, réglementairement, impossible. Point 7 : Circulation FAUX – Encore une fois, Mme le Maire m’accuse. Le Maire n’autorise pas – ou non – la circulation sur une route départementale. La décision a été prise par le Préfet après demande motivée du Président du Conseil général. Que le Conseil général du canton n’ait pas défendu Sainte-Marie dans ce dossier, c’est évident. Que le Conseil général se soit engagé à faire des aménagements “compensatoires” sur les routes départementales longeant Sainte-Marie est aussi exact (le rond point de la Mine était dans cet engagement) même si, pour l’instant, il y a peu de concrétisation. Nous avions demandé des comptages à la DDE (qui sont en mairie et que vous avez vu) pour étudier les modifications à apporter. Une majorité (environ 75%) du trafic rejoint le Bois-Plage et le nord de l’île et n’a pas été affecté par cette décision de l’État. Par contre, circulent des camions de plus en plus gros. La solution envisagée par la CdC de faire une plateforme sur le continent pour interdire la circulation de camions de 30 Tonnes serait sûrement une solution intéressante. Point 8 : Éclairage public FAUX – Cette fois, je suis encore en accusation car j’aurais oublié de demander la réception des lampadaires route des Grenettes. Qu’est-ce que j’ai été négligeant! Mme le Maire l’ignore peut-être, mais la veille d’une élection municipale pour éviter des difficultés en cas de changement de maire, la DDE et le SDER (Syndicat Départemental d’Électrification Rurale) font toujours procéder à une réception des travaux terminés. C’est également ce qui a été fait en mars 2008 pour la voirie et les réseaux électriques, mais aussi téléphoniques. L’éclairage de la route des Grenettes n’était pas terminé (l’entreprise intervenait encore fin juin 2008!). Si ces travaux n’ont pas été réceptionnés c’est que Mme le Maire (ou l’élu en charge des travaux, qui est-ce d’ailleurs?) n’en a pas fait la demande. Nous faisions une réunion récapitulant tous les travaux en cours, la programmation future et les nouveaux chantiers à ouvrir, tous les 4 mois en mairie. Cette réunion n’existe plus avec la nouvelle municipalité. Ceci explique peut être cela! Point 9 : La réfection du gymnase
INTERROGATION – Mme le Maire ne parle pas du budget mobilisé pour effectuer des travaux extrêmement importants sur le gymnase scolaire. Pourtant, vu les sommes avancées au dernier conseil municipal (600 000 € + frais d’architecte : 660 000 € prévisionnels) sur lesquels il n’y aura quasiment pas de subventions, on peut s’interroger. Pourquoi ne pas avoir réalisé un gymnase neuf, à proximité (près du parking de l’école qui pouvait servir aussi pour une telle structure) et réalisé des travaux légers sur le gymnase actuel? Ce qui aurait permis, également, de bénéficier de subventions d’autant plus élevées si le gymnase avait été intercommunal (possibilité d’accès par la CdC à des financements spécifiques). Pourquoi ce choix ? Quant aux lenteurs administratives, est-ce qu’elles ne dépendent pas aussi de la méconnaissance des circuits de décision par les nouveaux élus? Jacques BOUCARD
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